
BOTTOM
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Irene
Moraglio
&
Patrice Meissirel
photo copyright Gilles Dantzer
Danseurs,
Chorégraphes
En méga bref pour les hâtifs
Patrice Meissirel démarre sa carrière directement sur le terrain, à l’âge de 17ans, avec le Théâtre Rouge, compagnie de théâtre corporel menant avec exigence une recherche de fond sur le thème de la folie jubilatoire, avec laquelle il travaille pendant 10 années. Il découvre le tango argentin en l’an 2000 et s’y jette à corps perdu. Depuis 2005, il fait coexister une activité pédagogique importante avec son travail en tant qu’interprète pour différentes compagnies, en tant que danseur, comédien et faiseur de feu, essentiellement pour la Cie Bilbobasso. En 2012, il rencontre la danseuse Irene Moraglio. Ensemble, ils fondent la Cie Tango Unione, participant activement à un certain essor de la création chorégraphique française de tango argentin.
Irene Moraglio, italienne d’origine, après une carrière en tant que gymnaste de haut niveau, s’expatrie en France par amour de l’art et de la liberté. Irene se voit régulièrement proposer des opportunités de travail très variées dans le domaine artistique, en tant que danseuse dans des évènements privés, modèle pour des défilés ou pour des séances de shooting, ou encore en tant qu’assistante d’un magicien. Elle découvre le tango en 2008. En 2012, elle rencontre le danseur Patrice Meissirel, et la compagnie Tango Unione naît de cette rencontre. Irene et Patrice remportent en 2016 le Championnat de France de tango, dans les catégories tango de scène et improvisation.
Photo All Copyrights © Gilles Dantzer - Spectacle Cabaret Tango Circus
Versions Longues pour les Gourmands :
Patrice Meissirel, fruit d’un métissage entre une hollandaise et un sénégalais, démarre sa carrière directement sur le terrain, à l’âge de 17ans, avec le Théâtre Rouge, compagnie de théâtre corporel menant avec exigence une recherche de fond sur le thème de la folie jubilatoire, avec laquelle il travaille pendant 10 années, participant à presque toutes les créations de la Cie. Il découvre le tango argentin en l’an 2000 et s’y consacre de plus en plus. Depuis 2005, il fait coexister une activité pédagogique importante avec son travail en tant qu’interprète pour différentes compagnies, en tant que danseur, comédien et faiseur de feu, essentiellement pour la Cie Bilbobasso. En 2012, il rencontre la danseuse Irene Moraglio. Ensemble, ils partent vivre un temps à Buenos Aires, où ils se perfectionnent et reçoivent un enseignement précieux et inspirant. À leur retour ils construisent autour de leur couple de danse la Cie Tango Unione, participant activement à un certain essor de la création chorégraphique française de tango argentin. Ils remportent en 2016 le Championnat de France de tango, dans les catégories tango de scène et improvisation. Depuis lors, Patrice est régulièrement appelé par des compagnies en tant que chorégraphe et regard extérieur, tout en continuant à danser en tant qu’interprète dans des spectacles de tango d’inspiration aussi bien classique que contemporaine. Avec la Cie Zéfiro, il codirige des stages de tango et théâtre conventionnés par l’Afdas, destinés à la formation des professionnels du spectacle vivant, et développe à Paris l’enseignement du tango destiné à la scène, auprès d’amateurs et danseurs professionnels.
Irene Moraglio, italienne d’origine, après une carrière en tant que gymnaste de haut niveau, s’expatrie en France par amour de l’art et de la liberté. Parallèlement à son métier « officiel » d’interprète de conférence, Irene se voit régulièrement proposer des opportunités de travail très variées dans le domaine artistique, en tant que danseuse dans des évènements privés, ou modèle pour des défilés ou pour des séances de shooting, ou encore en tant qu’assistante d’un magicien. Elle découvre le tango en 2008. En 2012, elle rencontre le danseur Patrice Meissirel. Ensemble, ils partent vivre un temps à Buenos Aires, où ils se perfectionnent et reçoivent un enseignement précieux et inspirant. À leur retour ils construisent autour de leur couple de danse la Cie Tango Unione, participant activement à un certain essor de la création chorégraphique française de tango argentin. Irene et Patrice remportent en 2016 le Championnat de France de tango, dans les catégories tango de scène et improvisation. Irene signe en 2017 le spectacle Ballo Ergo Sum en tant que chorégraphe et dirige avec passion un groupe de filles qu’elle emmène sur scène à diverses reprises. Elle se forme également en tissu aérien ainsi qu’en danse voltige, mettant à profit ses capacités physiques héritées de son passé de gymnaste et intègre la danse aérienne dans la matière chorégraphique proposée par Tango Unione. Depuis lors, les propositions de travail se multiplient et elle concilie son activité au sein de sa compagnie, avec ses engagements en tant qu’interprète pour différentes compagnies françaises, italiennes ou argentines.
Narjisse Tédéka Moumna
Auteur-compositeur, metteur-en-scène
Petit rat d’Opéra et pianiste dès l’âge de six ans, il semblerait que le passe-port de Narjisse Moumna, aka TDK, ait toujours été la danse et la musique. Après plusieurs années de pratique de danse, mêlant Flamenco, danses orientale et indienne, Salsa et danses baroques, autant de printemps de théâtre - formation Clown, mise en scène et chorégraphie -, elle contracte cette fièvre nommée Tango, et depuis lors dédie sa vie, sa plume et ses voyages à cette danse, à cette culture, à ce phénomène poétique, en organisant des Milongas, des séminaires avec des Maestros des quatre coins du Monde, toujours en privilégiant le rapport entre les danseurs et les orchestres Live. Prenant goût au geste créateur qu’est la chorégraphie et la mise-en-scène, elle crée La Compagnie Désastre, noyau d’art total qui orbite autour des arts de scène et notamment le Tango. Son dernier spectacle est une tradaptation du Songe d’une Nuit d’Eté de Shakespeare au Tango, justement. Pour elle, vivre cette danse revient à styliser son animalité pour être parfaitement humain, c’est-à-dire s’incarner Déesse. Une couleur? Sol mineur. Une bestiole? Le Guépard. Un Orchestre : Troilo. Un spiritueux? un Opéra de Mozart ou une fugue de Bach. Une destination de coeur: Venise. Un peintre? Josef Jakub Orlinski. Son auteur préféré? un Scotch fumé tourbé. Première pièce mise en scène : Les Cenci d'Antonin Artaud. Dernière pièce montée : Winter's tale. Son style : Mohammed Ali réincarné en Papillon.
Dixit TeeDeKay:
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Ma première rencontre avec le théâtre fut un éblouissement. À la fois architectural, physique, linguistique et esthétique. Il a saisi quelque chose dans le trognon de mon être. Cela s’est passé dans un vieux théâtre de la Médina de Fès où l’on recevait régulièrement des troupes françaises qui nous ont joué sur une année toute l’oeuvre de Molière. Ce fut pour moi la révélation que la solitude où je faisais se parler mes jouets, les lèvres de mes clémentines, où j’inventais des personnages et des trames pouvait se porter sur scène et toucher les gens. Suite à cette découverte on m’a confié le rôle d’Antigone – Anouilh – et d’Argante – les fourberies de Scapin -. C’était une chance inouïe puisque Antigone, c’est le théâtre.
Ensuite, je me suis laissé embarquer dans des études. Beaucoup d’études. Et cela s’est passé comme si j’avais rencontré la littérature avant d’avoir rencontré la vie, et comme si j’avais du langage dans le corps, au lieu que d’avoir du corps dans le langage. Mes études m’ont fait, cela-dit, voyager dans la magie de la Renaissance, dans la coterie vibrante et féerique de William Shakespeare. Et en parallèle à mes années de recherches (universitaire et personnelle) puis d’enseignement (littérature et théâtre anglais) le théâtre et la danse ont su exprimer ce qui se trouve là où le langage ne peut aller, et même quand je pratiquais la traduction littéraire, la traduction n’était encore qu’une danse désarçonnée qui allait translater avec une certaine torsion un ensemble de gestes en autant de signes dans une autre langue, dans une langue autre. Et enfin, l’écriture était la trace que laisse le pantin dégingandé qui avance sur plusieurs fronts avec ce besoin indéfectible que « dans son âme, à l’autre passe » avec avec la quête entêtée et protéïforme d’un noyau d’art total et absolu.
Il était temps de laisser fleurir toutes les recherches que j’ai esquissées dans toutes les directions possibles, et que cette fleur soit la représentation de ma dernière pièce de théâtre qui en est la plus haute expression et de loin la plus aboutie : Bottom.
Bottom est une traduction très libre du Midsummer Night's Dream de Shakespeare. C'est un objet très baroque qui tente d'articuler les ponts entre deux mondes qui ont plus à voir en commun qu'il n'y paraît, savoir Shakespeare et le Tango. La traduction exacerbe toutes les contournures shakespeariennes de manière à représenter par la danse toutes les figures de style chères au baroque et au maître anglais. La pensée de l'anti-contrat social et de la magie comme manière d'être au monde qui sommeille anarchiquement dans le giron du Songe se trouve piquée par la tarentule, poussée ainsi jusqu'à fruition en renversant l'ordre hiérarchique des personnages par exemple : ce sont les artisans (les clowns) conduits par Bottom (et qui jouent une pièce enchâssée dans la pièce principale) qui auront le (premier et le) dernier mot de l'histoire ainsi que notre plus grand intérêt et non les athéniens dont les pulsions sexuelles ras les pâquerettes jurent comiquement avec les idiomes sophistiqués qu'ils empruntent pour véhiculer leur désir.
L'humour enfin de Shakespeare sera mis en valeur selon la formule Nietzschéenne : 'Il faut être parfaitement animal pour être complètement humain'. Pour ce faire, un nouveau langage épuré et écorché conjuguant Tango, costumes, musique, silences et lumières, tentera de proposer une rhétorique et une esthétique baroques à même de permettre de s’avancer tout en montrant de manière réflexive – dans l’esprit le plus fidèle au baroque - ce qu'est le théâtre.

BOTTOM
La réalité étant trop épineuse pour mon grand caractère, - je me trouvai néanmoins chez ma dame, en gros oiseau gris bleu s'essorant vers les moulures du plafond et traînant l'aile dans les ombres de la soirée.
Je fus, au pied du baldaquin supportant ses bijoux adorés et ses chefs-d'oeuvre physiques, un gros ours aux gencives violettes et au poil chenu de chagrin, les yeux aux cristaux et aux argents des consoles.
Tout se fit ombre et aquarium ardent.
Au matin - aube de juin batailleuse, - je courus aux champs, âne, claironnant et brandissant mon grief, jusqu'à ce que les Sabines de la banlieue vinrent se jeter à mon poitrail.
Arthur Rimbaud

Bottomides

Comédibottomides
Under Construction
Stay Tuned
* photos all copyright Patrice Michel

Bottomidancers
Patrice Meissirel & Irene Moraglio
(photo ci-dessus, copyright Gilles Dantzer)
Narjisse Tédéka (Tigre) Moumna (photos all copyrights Patrice Michel)
Elodie Germain & Oscar Cohen (Abrazo Noir et Blanc, photo all copyrights Patrice Michel)
TDK en résidence BOTTOM
GC de Zeyp, Brussels
2019-2020
BIO'S CORNER
Under Construction too
SYNOPSIS
La historia comienza en Atenas. Teseo, el duque, está a punto de casarse con Hippolyta, reina de las amazonas que ha secuestrado. Para su boda, los artesanos interpretarán una pastoral que narra una escena de seducción brutal. Tienen varios oficios antiguos. Para nada comediantes, sino payasos. Repiten en el bosque. En Atenas, Egeo se queja con el duque porque su hija Hermiane ama a Ezel mientras que el eligió a Bassinus para ella. ¡Ezel está enamorado de Hermiane y Bassinus también! Héliane primero fue seducida, luego rechazada por Bassinus. La ley de Atenas es severa y prescribe la muerte de Hermiane si se niega a obedecer a su padre. Entonces: Hermiane y Ezel deciden huir para casarse. Bassinus, advertido por Heliane, va tras ellos. Y Héliane, enamorada de Bassinus, sale a buscarlos. En el bosque, los espíritus deambulan. Estas son las hadas. Oberon está enojado con su reina, Titania y le pide a Puck, su fiel servidor, que lo ayude a lograr su idea de venganza a través de la Magia que reemplaza la ley
¿Qué pasará con el encuentro de todos sus personajes en el bosque?



